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Arrivées

Roissy-Charles-de-Gaulle – Paris : taxi, RER B, VTC ou chauffeur privé ?

22 septembre 2026 · 7 min de lecture

En bref

Commencer par les vrais chiffres

Roissy-Charles-de-Gaulle se trouve à environ 25 kilomètres au nord-est du centre de Paris. Tous les guides annoncent 45 minutes de trajet. En pratique, de porte à porte, comptez 50 à 70 minutes hors heures de pointe, et nettement plus entre 7 h et 9 h 30 ou entre 17 h et 19 h 30.

Ce chiffre compte parce qu’il est à peu près le même pour toutes les options. La différence entre elles n’est pas vraiment la vitesse. C’est ce que le trajet vous coûte en effort, en prévisibilité, et l’état dans lequel vous arrivez.

Le RER B

Le train est de loin l’option la moins chère : 14 € en 2026 avec le ticket Paris Région – Aéroports, valable depuis n’importe quelle gare d’Île-de-France. Quand tout fonctionne, c’est aussi l’un des moyens les plus rapides vers le centre, avec une desserte directe de la gare du Nord et de Châtelet.

Ce que le prix n’inclut pas : aller de votre terminal à la gare, souvent par la navette de l’aéroport ; porter une valise dans les escaliers et les escalators aux deux bouts ; et le dernier trajet de la station de RER jusqu’à votre adresse, rarement faisable à pied avec des bagages.

C’est la bonne réponse si vous voyagez léger, seul et reposé. C’est la mauvaise avec deux valises, un enfant ou après onze heures de vol.

Le taxi officiel

Les taxis parisiens appliquent un forfait entre Roissy et la capitale, fixé par arrêté préfectoral : 56 € pour la rive droite et 65 € pour la rive gauche, dans les deux sens. C’est vraiment utile : le prix ne bouge pas avec la circulation, et on ne peut pas vous faire faire de détour. Attention, le forfait ne s’applique qu’à un trajet direct : demandez un arrêt en chemin et le compteur reprend la main.

Le problème, c’est la file d’attente. Aux heures d’arrivée les plus chargées, la station officielle peut demander trente à quarante minutes, précisément au moment où vous avez le moins envie de faire la queue. Et la file est à la sortie du terminal : vous avez déjà porté vos bagages avant de découvrir sa longueur.

Ignorez toute personne qui vous aborde dans le terminal pour vous proposer un taxi. Un taxi officiel se prend à la station signalée, jamais auprès d’un rabatteur.

Une longue file d’attente à la station de taxis officielle d’un terminal de Roissy

Les VTC par application

Pratiques en théorie, imprévisibles en pratique. Le prix n’est pas fixe : il suit la demande, et la demande à l’aéroport culmine justement quand plusieurs long-courriers atterrissent en même temps. Les points de prise en charge sont aussi assez éloignés de la sortie des arrivées dans la plupart des terminaux, et ils changent régulièrement.

L’autre faiblesse, c’est le retard. Si votre vol atterrit avec deux heures de retard, votre réservation a disparu et vous recommandez au prix qu’il fera à une heure du matin.

Un chauffeur VTC consultant son téléphone dans la circulation devant les terminaux de Roissy

Le chauffeur privé

Le prix est convenu par écrit avant le départ et ne varie ni avec la circulation ni avec l’heure. Votre chauffeur suit le vol depuis son décollage : un retard, une avance ou un déroutement ne vous coûtent rien et ne demandent aucun appel.

Ce qu’on sous-estime, c’est l’accueil. Votre chauffeur est dans le terminal, à la sortie qu’utilise réellement votre vol, avec une pancarte à votre nom, et il prend les bagages du chariot. Vous ne faites pas la queue, vous ne cherchez rien et vous ne portez rien. Nous détaillons ce que cela recouvre dans un article consacré à l’accueil avec pancarte.

Deux détails pratiques qu’une station de taxis ne peut pas offrir. Les sièges enfant sont installés à l’avance si vous indiquez les âges à la réservation, sans supplément. Et le véhicule est choisi en fonction des bagages plutôt que du premier arrivé dans la file : quatre valises en soute et une poussette vont dans une Classe V, pas dans le coffre d’une berline.

Honnêtement, ce n’est pas l’option la moins chère et ce ne le sera jamais. Elle devient rentable dans trois situations : à partir de deux passagers, quand le prix par personne se rapproche vite de celui d’un taxi ; avec de vrais bagages, quand le train cesse d’être viable ; et après un long-courrier, quand ne plus avoir à réfléchir n’a pas de prix.

Un chauffeur tenant une pancarte nominative à la sortie des arrivées de Roissy

Que choisir

Seul, bagage cabine, arrivée de jour, sans contrainte horaire : prenez le RER B.

Seul ou à deux, bagages raisonnables, pas de rendez-vous fixe : la station de taxis officielle convient, prévoyez la file d’attente.

Famille arrivant d’un long-courrier : un seul véhicule, de la place pour tous, des sièges déjà installés et aucune décision à prendre après vingt heures de voyage. C’est là qu’un transfert avec chauffeur privé cesse d’être un confort pour devenir la seule réponse sensée.

Voyageur d’affaires ou groupe d’entreprise : la ponctualité et une arrivée sereine sont l’essentiel. Pour plusieurs collègues arrivant sur des vols différents, nous coordonnons les voitures sous un seul interlocuteur plutôt que de laisser chacun réserver de son côté : c’est notre formule groupe, et elle revient généralement moins cher par personne que des taxis séparés.

Et si vous vous demandez s’il faut laisser un pourboire au chauffeur à l’arrivée : en France, la réponse courte est non.

Un quai de RER bondé à côté d’un chauffeur chargeant des bagages dans une voiture privée

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